Blog de l'école Sainte Anne

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mercredi, janvier 12 2011

Chorale de Sainte Anne

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En guise de petit galop d’essai pour sa grande tournée en France et aux Etats Unis, la chorale de Sainte Anne s’est produite en avant-première dans les locaux mêmes de l’école, sous les yeux ébahis et attendris des parents qui furent, d’après ce que l’on a pu lire dans la presse, subjugués par une telle prestation. Pour information, ces talentueuses petites têtes blondes se produiront chez les petites soeurs des pauvres de Saint-Etienne le 21 janvier prochain.... A ne pas manquer !

Remercions aussi notre moins non talentueux chef de choeur pour son excellent travail et sa superbe prestation.

vendredi, avril 30 2010

Le joujou du pauvre

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Poésie des CM, que nous présente Charles Baudelaire lui-même:

Je veux donner l'idée d'un divertissement innocent. Il y a si peu d'amusements qui ne soient pas coupables !

Quand vous sortirez le matin avec l'intention décidée de flâner sur les grandes routes, remplissez vos poches de petites inventions d'un sol, - telles que le polichinelle plat mû par un seul fil, les forgerons qui battent l'enclume, le cavalier et son cheval dont la queue est un sifflet, - et le long des cabarets, au pied des arbres, faites-en hommage aux enfants inconnus et pauvres que vous rencontrerez. Vous verrez leurs yeux s'agrandir démesurément. D'abord ils n'oseront pas prendre; ils douteront de leur bonheur. Puis leurs mains agripperont vivement le cadeau, et ils s'enfuiront comme font les chats qui vont manger loin de vous le morceau que vous leur avez donné, ayant appris à se défier de l'homme.

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"Sur une route, derrière la grille d'un vaste jardin, au bout duquel apparaissait la blancheur d'un joli château frappé par le soleil, se tenait un enfant beau et frais, habillé de ces vêtements de campagne si pleins de coquetterie. Le luxe, l'insouciance et le spectacle habituel de la richesse, rendent ces enfants-là si jolis, qu'on les croirait faits d'une autre pâte que les enfants de la médiocrité ou de la pauvreté. A côté de lui, gisait sur l'herbe un joujou splendide, aussi frais que son maître, verni, doré, vêtu d'une robe pourpre, et couvert de plumets et de verroteries. Mais l'enfant ne s'occupait pas de son joujou préféré, et voici ce qu'il regardait :

De l'autre côté de la grille, sur la route, entre les chardons et les orties, il y avait un autre enfant, pâle, chétif, fuligineux, un de ces marmots-parias dont un œil impartial découvrirait la beauté, si, comme œil du connaisseur devine une peinture idéale sous un vernis de carrossier, il le nettoyait de la répugnante patine de la misère.

A travers ces barreaux symboliques séparant deux mondes, la grande route et le château, l'enfant pauvre montrait à l'enfant riche son propre joujou, que celui-ci examinait avidement comme un objet rare et inconnu. Or, ce joujou, que le petit souillon agaçait, agitait et secouait dans une boîte grillée, c'était un rat vivant ! Les parents, par économie sans doute, avaient tiré le joujou de la vie elle-même.

Et les deux enfants se riaient l'un à l'autre fraternellement, avec des dents d'une égale blancheur."

Charles Baudelaire - "Le Spleen de Paris"

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mercredi, mars 24 2010

QUAND LE PRINTEMPS

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QUAND LE PRINTEMPS

Quand le Printemps commence à revenir, Retournant l’an en sa première enfance, Un doux penser entre en mon souvenir Du temps heureux que ma jeune ignorance Cueillit les fleurs de sa verte espérance.

Puis, quand le ciel ramène les longs jours Du chaud Été, j’aperçois que toujours Avec le temps s’allume le désir Qui seulement ne me donne loisir D’aviser l’ombre et mes passés séjours.

Puis, quand l’Automne apporte le plaisir De ses doux fruits, hélas, c’est la saison Où de pleurer j’ai le plus de raison, Car mes labeurs ne l’ont jamais connue: Mais seulement en ma triste prison, L’Hiver extrême ou l’Été continue

MELLIN DE SAINT GELAIS (1491-1558)

MELLIN DE SAINT GELAIS

(Ce disciple de Marot fut l’un des premiers à introduire la poésie italienne en France et l’un des précurseurs du sonnet. Poète adulé de la cour de Fontainebleau sous François 1er, puis aumônier et bibliothécaire sous Henri II, et finalement évêque d’Angoulême, il prit ombrage de la gloire naissante de Ronsard et ridiculisa ses premières oeuvres lyriques, d’ailleurs pompeuses, avant de se réconcilier avec lui et les membres de la Pléiade.)

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